Une transition de douze mois et une nouvelle autorité pour conduire l’Église

Un cap majeur est franchi le 26 mars 2025 dans la recherche d’une solution durable et consensuelle au sein de l’Église du Christianisme Céleste. Après plusieurs semaines de dialogue, les différentes parties engagées dans la médiation s’accordent sur les bases d’une organisation transitoire destinée à conduire l’Église vers une gouvernance plus inclusive et partagée. La première décision porte sur l’instauration d’une période de transition de douze (12) mois maximum. Pendant cette phase, les différentes parties s’engagent à travailler à la mise en place d’une gouvernance unique, consensuelle et inclusive de l’Église du Christianisme Céleste. Pour conduire cette transition, une nouvelle autorité est instituée : le Conseil Supérieur de Transition (CST). Le procès-verbal lui confère la responsabilité de diriger l’Église au plan mondial et le désigne comme l’autorité suprême de l’Église pendant toute la période transitoire. Tous les diocèses sont placés sous son autorité. La portée de l’accord intervenu le 26 mars repose également sur l’engagement des différentes sensibilités représentées. Les membres appelés à prendre part à cette nouvelle étape apposent leur signature au procès-verbal, consacrant ainsi leur adhésion aux résolutions adoptées, notamment la période transitoire de douze mois, la nouvelle autorité mise en place et les principes de gouvernance retenus. Ont signé : Les Révérends Pasteurs : Révérend Pasteur Emmanuel Mobiyina Friday OSHOFFA ; Révérend Pasteur Bennett Akandé ADEOGUN. Les deux Révérends Pasteurs occupent une place particulière dans la nouvelle architecture. Ils constituent ensemble le Sacré Collège, l’un des organes prévus au sein du Conseil Supérieur de Transition. Les membres du Comité restreint préparatoire : M. Jean Senou KOKOYE ; M. Olatosho Matthew OSHOFFA ; M. Marcelin ZANNOU ; M. André AMOUSSOU ; M. Gabriel SOUMAHO ; M. Rodrigue CHABI ; M. Hyacinthe SARASSORO ; M. Justin ACKAH. Ces huit membres sont ceux qui prennent part au travail préparatoire ayant précédé l’adoption des résolutions du 26 mars. Les autres membres représentant les sensibilités appelées à rejoindre le nouveau cadre : M. Komlan MIDODJI ; M. Moses Oluwole AJAO ; M. Noel DJOSSOU ; M. Franck OKHUELEIGBE. L’intégration de ces derniers traduit la volonté d’élargir la représentation à des courants jusque-là absents du comité restreint préparatoire. Elle permet notamment d’associer au processus des sensibilités et des opposants issus des différents côtés, afin que la transition repose sur une représentation aussi inclusive que possible. Au total, quatorze membres issus des différentes composantes de l’Église sont signataires et parties prenantes de l’accord, avec, au premier rang, les deux Révérends Pasteurs. À ces quatorze membres s’ajoute le Général de Division Aérienne Bertin BADA, représentant du Président de la République du Bénin, portant à quinze la composition du Conseil Supérieur de Transition. Par leur signature, les différentes parties consacrent leur accord sur le cadre défini le 26 mars 2025 : une transition de douze mois maximum, une autorité commune pour conduire l’Église durant cette période, une représentation élargie des sensibilités et une organisation nouvelle articulée notamment autour du Sacré Collège et du Secrétariat Exécutif. La présence de représentants de différentes tendances constitue l’un des éléments importants du dispositif. La nouvelle composition intègre notamment des personnalités représentant des courants qui n’étaient pas présents au sein du comité restreint préparatoire. Cette ouverture permet d’associer les oppositions des différents côtés au travail commun et de donner au processus une assise plus inclusive. Le 26 mars voit également apparaître une nouvelle institution dans l’organisation de la transition : le Sacré Collège. Il est composé des deux Révérends Pasteurs, Emmanuel OSHOFFA et Benoît Bennett Akandé ADEOGOUN. Le Sacré Collège devient l’un des organes du Conseil Supérieur de Transition et intervient notamment dans le mécanisme d’approbation des décisions. Aux côtés du Sacré Collège, le dispositif prévoit un Secrétariat Exécutif composé de cinq fonctions : un coordonnateur général, un coordonnateur adjoint, un premier rapporteur, un deuxième rapporteur et un trésorier général. Il assure la gestion courante et organise les travaux des commissions thématiques. Les compétences confiées au Conseil sont particulièrement larges. Elles concernent notamment la relecture des textes fondamentaux, la Constitution, les rites, la liturgie, le fonctionnement de l’Église, la dévolution du pouvoir, l’organisation cléricale et ecclésiale, les pèlerinages et événements religieux ainsi que l’administration et la gestion financière. Le Dogme demeure expressément exclu de cette relecture. Plusieurs commissions thématiques doivent accompagner ce travail, notamment sur les textes fondamentaux et la dévolution du pouvoir, les rites et la liturgie, les pèlerinages et événements religieux, la hiérarchie ecclésiale ainsi que la réforme de la gestion administrative et financière. Avec ces décisions, le processus change de dimension. Le dialogue engagé jusque-là débouche désormais sur une période transitoire clairement limitée dans le temps, une autorité centrale, une représentation élargie des différentes sensibilités et une architecture institutionnelle nouvelle autour du Conseil Supérieur de Transition et du Sacré Collège. L’enjeu des douze prochains mois est désormais posé : rapprocher les positions, organiser le travail collectif et créer les conditions d’une gouvernance durable, consensuelle et partagée de l’Église du Christianisme Céleste.
